Mexique

De San Cristobal à Palenque : roadtrip dans le Chiapas

C’est très triste que nous quittons Guadalajara, qui est un peu notre deuxième maison. Nous avons été reçus et traités comme des rois par nos amies Perla et Adriana, mais il désormais  temps de reprendre la route ! Direction la région du Chiapas pour visiter entre autre San Cristobal de las Casas, le Cañon del Sumidero et Palenque.

Tout se passe comme prévu… ah ben non !

Lundi 23 octobre. Pour une fois, le vol de Guadalajara à Cancun se passe sans encombres. Pas de retard, pas de panne ou même de frayeurs !

A l’aéroport de Cancun, nous avons loué une voiture pour pouvoir être indépendants les 18 prochains jours youpiiiii (fête du slip chez Les Gros Sacs à l’idée de ne pas avoir à prendre un seul bus pendant deux semaines) ! Enfin presque youpi ! Arrivés à l’agence, impossible de prendre possession du véhicule. On avait pourtant appelé 3 fois l’agence et envoyé 5 mails pour nous assurer de la paperasse à fournir en vue de ne pas payer leurs assurances à la con ! Enfin, ça n’est pas tant que ça soit des assurances à la con (au contraire), mais c’est surtout le fait que l’on a déjà ces assurances (collisions et vol) inclus avec nos CB Visa Premier. Donc, au téléphone et par mail, ils nous avaient bien dit qu’ils leur fallait un papier de la part de notre banque/assurance CB qui mentionne 2/3 infos de bases (nom, numéro de CB, garanties couvertes par la CB). Nous avions donc ces papiers en main, mais pour eux ça ne leur allait pas ! Il leur fallait un papier avec un formalisme différent, avec joli entête VISA etc (#Bullshit)…

Bullshit

Après avoir appelé encore une fois notre banque, qui nous confirme à nouveau qu’elle ne peut fournir que ce que nous avons déjà, nous répétons à cet empaffé que le papier qu’il demande n’existe pas. Mais ça ne sert à rien, ces trous de fesses font tout pour que vous soyez obligés de prendre LEURS assurances à 200 ou 300$. Mais désolé, ça ne marchera pas avec nous, allez bien vous faire voir chez les grecs (Anaïs est repassée derrière la rédaction de Flo un tantinet moins catholique), on s’en va et on trouvera une voiture ailleurs. Donc un conseil, NE LOUEZ SURTOUT PAS AVEC AMERICA CAR RENTAL (on s’était promis de leur faire de la pub).

On s'en va

Nous voilà donc repartis pour 10km jusqu’à l’aéroport. Oui parce qu’ils ont eu la bonne idée de s’installer dans une zone bien isolée, pour que vous vous sentiez obligé de pendre leurs fuCking assurances ! Bref, Flo ruse pour retourner dans la zone des arrivées de l’aéroport et parviens à discuter avec un vendeur d’Alamo et négocie un plutôt bon tarif et sans avoir à souscrire les assurances que nous avons déjà (220 pesos soit 10€ par jour avec assurance responsabilité civile inclue, obligatoire celle-ci puisqu’on ne l’a pas avec la Visa Premier). Ils ne nous ont d’ailleurs jamais rien demandé pour pouvoir décliner les assurances, le fait de montrer une Visa Premier suffit normalement (ce qui confirme que AMERICA CAR RENTAL SONT DES ESCROCS, juste au cas où cette phrase puisse remonter sur Google).

On se sent mieux, on a trouvé une solution de repli, bon certes bien plus chère (175€ VS 35€ avec les escrocs), mais on va pouvoir s’en sortir… Sauf que, ça aurait été trop simple ! Alamo n’accepte que les cartes de crédit. Il est où le soucis nous direz-vous ? Abus de langage mes amis, on parle souvent de « carte de crédit » entre nous, mais sachez qu’en France, nous avons majoritairement des cartes de débit (oui, oui, vérifiez votre carte, c’est marqué dessus).

Du coup, pas possible de payer avec cette carte… jusqu’à ce qu’on arrive à négocier qu’ils l’acceptent, mais à une petit condition… vraiment toute petite ! Pour la caution, comme c’est une carte de débit, ça ne sera pas une empreinte comme d’habitude mais un vrai débit. Bon, ça ne nous dérange pas plus que ça… ce qui nous dérange c’est qu’ils nous annoncent qu’être recrédité de la caution pourra prendre jusqu’à un an, voire plus ! Alors là, on est au fond du trou, ça fait déjà plus de 3h30 que nous avons atterri et on en est toujours là ! Dépités comme on est, on accepte cette condition à la con, un peu naïvement…

Erreur

Car en réfléchissant un peu (mais après coup évidemment), on se dit qu’on ne reverra jamais notre caution… On vous tiendra au courant. C’est donc le moral bien bas que nous débarquons dans notre AirBnb à Cancun. Heureusement, les hôtes sont super cool et l’endroit est top. On passera une nuit pas top à ressasser toute ces histoire. (Mise à jour : 6 mois plus tard, nous n’avons toujours pas été débités de la caution, donc en fait ça va, le type devait bluffer).

Roulez jeunesse !

Mardi 24 octobre. Nouvelle journée, nouvel état d’esprit. On essaye d’oublier ces petits désagréments et de rester positif pour pouvoir profiter de nos 3 petites semaines de road trip. On va prendre notre petit-déjeuner au Mercado 28, sur les conseils de nos hôtes, et grand bien nous en a pris ! C’est top, un petit marché local, avec des gargotes au milieu et un bon petit-déjeuner complet et copieux pour 50 pesos (2€). Bon plan les amis, surtout à Cancun !

Après ça, il est temps de quitter cette ville qui ne nous attire pas vraiment. Bon faut dire qu’on est déjà passé par-là il y a 7 ans, quand on faisait nos études au Mexique et bon… à moins de passer ses journées dans son hôtel grand luxe, ou de sortir en boîte, Cancun c’est pas trop notre style ! Direction le Chiapas donc avec comme objectif la petite ville de Chiapa de Corzo à 1100km d’ici, que nous comptons rejoindre en 2 jours !

Le temps est catastrophique, il pleut sans arrêt ! Merci le Mexique, super ! La bonne nouvelle c’est que la route est nikel. Par contre, qu’est-ce qu’elle est chiante !!! Des énormes lignes droites avec la jungle se dressant de chaque côté de la route, même pas possible d’y voir l’horizon ! Comme nous sommes partis un peu tard ce matin, nous faisons escale le soir à Zoh Laguna après seulement 470km de route. Il nous restera donc un gros morceau demain.

1 km mexicain, c’est long !

Mercredi 25 octobre. Début du gros morceau ! Au menu du jour : 635km et 7h de route d’après l’ami Maps.Me. On roule très bien, sur de la bonne route jusqu’aux environs de Palenque. Quand soudain, Flo remarque sur Maps.Me que la route après Palenque ne ressemble plus du tout à des lignes droites, mais plutôt à de belles courbettes. Autant Maps.Me est fiable pour plein de choses, autant pour le temps de trajet, c’est loin d’être un Waze ! On fait une petite recherche rapide sur le net pour se rendre compte que les 200km entre Palenque et San Cristobal de las Casas prennent environ 6h, et qu’il nous restera encore 60km derrière !!! Alors que l’on pensait qu’il nous restait uniquement 2h de route, ahahahahahahahahahaha !!!

Nooooo

Bon, on se dit que l’étape du soir ça sera surement San Cristobal de las Casas, et ça sera déjà très bien ! Ah oui, et avec notre super location de voiture, il n’y a que Flo qui a le droit de conduire (pendant qu’Anaïs enchaîne les siestes) ! On se motive mentalement et l’aventure continue !

L’ennemi n°1 : les topes !

A partir de Palenque, le véritable enfer commence ! On n’a pas face à nous une route avec uniquement des milliers de virages, mais une route avec des milliers de virages ET des topes ! C’est le joli nom donné aux dos-d’âne ici. Et croyez nous, ils adorent autant les topes que le chili ici ! Il y en a tous les 20 mètres, c’est un enfer ! Et pas des jolis dos d’âne bien rond, non non non ! Des trucs bien dégueulasses, fait à l’arrache qui te redessine la colonne vertébrale même si tu les prend à 1km/h ! On passe donc notre vie à freiner, serrer les fesses, ré-accélérer… mais pas trop vieux fou, il est déjà l’heure de freiner pour le suivant ! On en dénombrera un bon millier sur les 200km entre Palenque et San Cristobal (chiffre totalement non officiel et sûrement exagéré).

Topes

L’ennemi n°2 : la route !

Il faut aussi parler de la route en elle-même les amis ! Avec la pluie qui tombe souvent dans cette région et les tremblements de terre, il manque des bouts de route parfois ! Mais quand on vous dit des bouts de route, on est gentil ! On est passé à un endroit où il y avait juste un énorme trou béant sur toute la voie de gauche, avec environ 500m de vide, et le plus merveilleux vous savez ce que c’est ? Même pas un panneau ou des plots pour le signaler ! C’est à dire que si tu arrives un peu vite, ou de nuit, ou bourré, ou drogué, ou tout à la fois… et ben voilà quoi, saut à l’élastique sans élastique et en voiture ! La route est vraiment catastrophique, sûrement depuis le dernier tremblement de terre, donc soyez bien prudents ! On va pas se mentir, cette anarchie, c’est un peu ce qu’on aime au Mexique (véridique) !

Chiapas - Road post hearthkaque 2
Chiapas - Road post hearthkaque 1

LE fourbe auto-stoppeur voleur !

Passons à l’autre aspect de ce voyage de 200km et 6h de route ! Sur la route du côté de Palenque, nous passons à côté de deux autostoppeurs sous une pluie battante. Nous, le stop, on est fans (que ça soit comme passagers ou conducteurs). On décide donc de les prendre avec nous. On fait un peu de place dans notre mini voiture, et ça passe tout juste ! On case des affaires un peu partout pour qu’ils puissent prendre place. Les deux sont plutôt sympas, ils se sont rencontrés il y a 1h parce qu’il faisait du stop au même endroit ! On discute, on leur offre à manger, bref tout va bien. La route est hyper longue, les kilomètres défilent au compte goutte, mais on finit par arriver enfin à San Cristobal de las Casas aux alentours de 21h00 (rapellons que nous sommes sur la route depuis 8h45 ce matin) !

On dépose nos amis à côté d’un endroit qui les arrange et on se met en quête de notre logement pour la nuit. On est un peu farcis donc on ne fait pas les difficiles et on prend le premier devant lequel on passe, qui n’est pas trop mal et pas trop cher !

On décharge les affaires… et là c’est le drame, le choc ! Il manque la doudoune de Flo ! On refait tout le trajet dans nos têtes avant de faire nos langues de p… euh nos mauvaises langues, mais y’a pas, c’est forcément l’un des deux auto-stoppeurs qui nous a piqué le blouson. On n’en revient pas et on est dépités. Comment c’est possible ? On perd foi en l’espèce humaine quelques minutes et puis on va manger. Flo essaie de trouver des stratagèmes pour le retrouver, mais on n’a aucune indication à part son prénom, c’est peine perdue.

Après le maillot de bain d’Anaïs, son haut stylé (le seul), nos 300$ de secours, il va maintenant falloir faire le deuil de la doudoune de Flo, qui s’ajoute à la liste des vols subis. Minute de silence SVP.

Petit coup de pouce du destin

Jeudi 26 octobre. On se réveille avec le soleil et ça fait grand bien, même si nous l’avons toujours mauvaise pour notre vol de la veille. On part donc à la recherche d’un bon petit déjeuner histoire de faire passer la pilule. On part ensuite s’installer au Nuik B&B un petit hôtel tout charmant qui nous redonne le sourire. Le patio intérieur est magnifique et sent le bien être à plein nez ! Les hamacs et nous allons bien nous entendre.

San Cristobal - Nuik B&B outside 1

Après quoi, on rejoint Laura, une amie musicienne d’Anaïs qui est actuellement en tournée au Mexique avec son groupe (Cao Laru, allez jeter un oeil, ils sont au top) et qui se produit quelques jours à San Cristobal !!!

Après ces retrouvailles, on décide de prendre de la hauteur et de monter au mirador de l’Eglise San Cristobal. Et quelle fut notre surprise lorsque l’on aperçoit là un de nos deux auto-stoppeurs de la veille !!! On se dit qu’on va quand même aller lui toucher un mot (ou deux même). Mais nouvelle surprise, celui-ci paraît content de nous voir ?! On comprend donc qu’on n’a sûrement pas affaire à celui en possession de notre doudoune ! On lui explique la situation et ce dernier nous avoue que l’autre chico, qui dort dans la même auberge que lui, s’est pavané avec la doudoune toute la soirée et qu’il l’a reconnu comme étant celle de Flo.

San Cristobal - Mirador Eglise San Cristobal
San Cristobal - Mirador Eglise San Cristobal - Stairs

Il nous explique se sentir mal et ce dernier propose d’essayer de récupérer le vêtement pour nous. Il semble honnête, mais qui sait ?! C’est donc un peu plus optimistes qu’on part s’enfiler nos énièmes tacos de la semaine et ils sont à tomber (Tacos Morelia pour les intimes, 8 pesos le tacos, bon plan) !!

On va ensuite se balader un peu dans les différents marchés de San Cristobal (le marché artisanal du côté de l’église Santo Domingo et le marché José Castillo Tielemans). On en ressortira avec un hamac bien négocié. Valeur sûre ce modèle de hamac puisque Flo a acheté le même il y a 7 ans et la mère de Flo l’utilise encore tous les été avec délice ! Petite précision quand même sur San Cristobal : quand vous vous baladez dans le centre, vous êtes harcelés non stop par des vendeurs, c’est un peu (beaucoup) pénible mais bon, c’est l’jeu.

San Cristobal - Eglise 2

On ira ensuite dîner au Cocoliche où se produit Cao Laru ! Et le moins que l’on puisse dire c’est que cela envoie du lourd : même un petit groupe de mamie se la joue groupie à l’extérieur du restaurant et en plus c’est délicieux !

Karma bitch !!!

Vendredi 27 octobre. Martin, l’Argentin et honnête auto-stoppeur nous appelle au début de la nuit pour nous informer que la doudoune est toujours dans la chambre du méchant voleur. Il a parlé au gérant de l’hostal qui est plus qu’exaspéré par le comportement du voleur qui s’est déjà fait remarquer.

Il donne rendez-vous à Flo le lendemain à 7h00 pour confronter notre ami kleptomane, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout à Anaïs. (Aparté d’Anaïs : nan mais le mec est carrément détendu du string quand même en acceptant le rendez-vous. Je vous rappelle quand même qu’on est au Mexique les gars ! Les histoires d’enlèvement et de braquage sont monnaie courante. Bon ça n’arrive pas tous les jours non plus, mais faut toujours être méfiant et un peu sur ses gardes quand même).

Du coup on se lève super tôt pour se rendre à notre « rendez-vous ». C’est le gérant qui nous accueille en s’excusant pour notre voleur. Il va ensuite chercher le non présumé coupable au saut du lit à qui on demande de nous rendre la doudoune. Ce dernier fait l’ignorant, mais Flo lui dit d’arrêter de se foutre de sa gueule. Il s’exécute donc et ramène la doudoune à Flo, qui lui touche quand même un mot en lui disant que ce n’est pas une manière très sympa de nous remercier de l’avoir conduit durant 6h de trajet (#Bisounours). Ce dernier s’en repart dans sa chambre la queue entre les jambes sans un mot ni même un regard.

Nous attendons Martin qui ne souhaite plus rester dans ce lieu. Sauf qu’entre temps, le gérant demande au coupable de bien vouloir déguerpir de sa guesthouse fissa, mais il a l’air peu enclin à faire sa valise à une heure si matinale ! Sa nonchalance finira d’exaspérer le gérant qui s’en occupera en jetant à la rue ses affaires sous notre nez. Pas des plus diplomatiques, mais cela a eu son effet. La définition même du mot « Karma » !

Karma

Voilà, nous avons donc retrouvé la doudoune et extirper Martin de cette situation un peu délicate !

Le cañon del sumidero

Après un excellent petit déjeuner, on prend la route direction le Cañon del Sumidero avec Martin qui désire s’y rendre également avec un ami à lui. Avant de le faire monter dans la voiture, on lui demande quand même s’il a l’intention de nous voler quelque chose : lol ! De toute façon, il n’y a plus rien dans la voiture à voler (hormis Anaïs) !

Arrivés à Chiapa de Corzo, ville de départ des visites du cañon, on quitte nos deux nouveaux amis argentins qui vont continuer leur route de leur côté. On se rend à l’embarcadère et on sent tout de suite que l’ambiance de cette ville est agréable. On poireaute tout de même une bonne heure avant de pouvoir monter dans un bateau, car ces derniers ne partent que s’ils sont remplis et ce sont des bateaux de 20 personnes environ ! Moment que Flo mettra à profit pour s’enfiler des quesadillas !

On embarque et c’est parti ! Nous sommes les deux seuls étrangers à bord, tout le monde est mexicain ! Au bout de quelques minutes, notre embarcation tombe en rade ! Non ce n’est pas une blague, le sort s’acharne. Quel que soit le moyen de transport ça capote ! Au bout de quelques minutes le moteur redonne signe de vie et c’est parti, l’émerveillement commence !

Canon del sumidero 1
Canon del sumidero - Cascade 4
Canon del sumidero - Cascade 1
Canon del sumidero 2

C’est vraiment très beau ! Le canyon s’offre à nous, le soleil est là et il tape très fort ! Anaïs est comme une gamine quand on tombe enfin sur nos premiers crocodiles (mention spéciale à son « wahouuuuuu » d’enfant innocent qui aura fait se retourner tout le bateau) ! Le guide nous annonce une population de plus de 250 bestiaux dans le canyon quand même !

Canon del sumidero - Crocodiles 6
Canon del sumidero - Crocodiles 3
Canon del sumidero - Crocodiles 4

On fait même la rencontre sur le bateau d’un présentateur de TV au Mexique ! Bref, super moment. La balade aura duré un peu plus de deux bonnes heures, après quoi on reprendra la route direction San Cristobal, Flo n’étant pas motivé pour aller voir les points de vue sur le cañon (il nous aurait fallu rajouter encore deux heures de route).

Le sort s’acharne… #TeamBoulet

Samedi 28 octobre. Après tant d’émotions, on a bien mérité une grâce matinée ainsi qu’une journée de repos à ne rien faire ! Pour commencer cette journée glande, Flo veut faire quelques sauvegardes de nos photos et vidéos, parce que ça fait un moment qu’il n’en a pas fait… et là c’est le drame (1000ème édition) : impossible de mettre la main sur notre disque dur. On retourne toute la chambre, on vide tous les sacs, on fouille partout, même dans nos sous-vêtements mais le verdict tombe : ON A PERDU LE DISQUE DUR :'(

PerduPerdu aussi

On a dû être de vrais enfoirés dans une vie précédente pour avoir un aussi mauvais karma ! On essaye de se refaire les derniers jours pour imaginer où on aurait pu le laisser. On envoie des mails aux derniers hôtels où nous étions, comme des bouteilles à la mer, mais on a très peu d’espoir.

Flo prend quand même la voiture pour aller dans l’hôtel où nous sommes restés la première nuit à San Cristobal, histoire de vérifier toutes les possibilités, mais sans grand espoir. Et là, MIRACLE, le réceptionniste revient avec notre disque dur dans les mains ! Flo a envie de lui faire des bisous, mais il se retient. Bon, ça va en fait, notre karma n’est pas si mauvais que ça apparemment ! On peut enfin respirer et reprendre notre journée à ne rien faire, pour de vrai cette fois !

Miracle

Ah si, on aura quand même passé 2 bonnes heures à skyper famille et amis ! Le soir, on retournera voir le groupe de la pote d’Anaïs dans un bar pour un autre concert hyper cool ! On est des fous, on sort jusqu’à 23h00 ce soir ! Ca faisait bien longtemps que ça ne nous était pas arrivé !

l’arnaque au Pemex, épisode 1 !

Dimanche 29 octobre. C’est reparti pour la route infernale, dans l’autre sens cette fois-ci ! Avant de prendre la route, on fait le plein d’essence au PEMEX… et là attention ARNAQUE ! On a failli en être victime, mais Flo, toujours sur ses gardes a réussi à se défaire de ce piège. On vous explique pour que vous ne vous fassiez pas avoir.

Flo demande au pompiste le plein. Il met le pistolet dans le réservoir, lui montre qu’il a bien remis le compteur de la pompe à 0 et démarre. Jusque là, tout va bien. C’est là que ça commence, son collègue lui dit qu’il va vérifier la pression des pneus, lui demande à combien il veut la pression bla bla bla, donc le distrait pendant 2 minutes. Quand il revient à la pompe, le compteur est bloqué à 100 pesos. Il redit donc au pompiste qu’il nous faut le plein. Le gros malin remet la pompe à 0 et fait le plein, qui se chiffre à 480 pesos, auquel il lui demande d’ajouter les 100 pesos du début, soit 580 pesos.

Ca pourrait paraître normal… sauf que, nous savons que le plein complet de la voiture ne nous coûte que 530 pesos environ, et il nous restait encore 1/4 d’essence. Donc en gros, les 100 pesos du début, c’est une arnaque, il ne les a jamais mis et a du trafiquer le compteur pendant qu’on était distrait avec la pression des pneus. Flo lui dit qu’il va régler par CB, mais il refuse, uniquement en cash… bizarre, tous les PEMEX prennent la CB. Il discute avec son collègue à voix basse dans une conversation qui sent clairement la magouille. Il essaye un nouveau coup : paye moi les 100 en cash et les 480 en CB. Ahahah, pas mal Jean-Michel Arnaque, mais là c’est vraiment trop gros.

Bien essayé

Flo leur répond gentiment qu’ils se foutent de lui, que ça n’est pas possible que nous payons 580 pour 3/4 du plein etc… Et là, comme par magie : « ah oui pardon, on s’est trompé, c’est bien 480 en fait »… Faîtes donc bien attention quand vous faîtes le plein. On se souvenait déjà que 7 ans en arrière, il n’était pas rare d’avoir une addition fausse, un rendu de monnaie un peu inexacte, et bien on voit que ça n’a pas trop changé, quand on peut profiter du gringo, on ne se gêne pas 🙂 Bref, on reprend la route !

Et comme on a que ça à faire, on s’est amusé (enfin surtout Flo, Anaïs a vite lâcher l’affaire) à compter les dos-d’ânes ! Pas moins de 381 sur les 200km de route entre San Cristobal et Palenque !

On arrive donc à Palenque en milieu d’après-midi, on se mange quelques tacos et on va s’écrouler sur notre lit à l’hôtel Kin-Ha. Après une petite sieste, on discute avec le propriétaire, qui nous explique qu’un incendie a ravagé l’établissement il y a 6 mois. Sur les 100 chambres, 80% ont été détruites et ils reconstruisent petit à petit. Ça nous fait bien mal au cœur, d’autant plus que l’incendie venait de l’extérieur (des paysans qui brûlaient leurs champs avant de replanter). Heureusement, le lieu est encore très sympa avec deux belles piscines et une chambre hyper confortable, et surtout avec la clim ! Indispensable ici, on est dans la jungle, il fait très chaud et très humide !

Palenque - Kin-Ha - Garden
Palenque - Kin-Ha - Pool

Le soir, on va manger sur la place principale, bien animée avec de la musique et des gens qui dansent ! Le vrai Mexique du dimanche soir comme on s’en souvenait !

Les ruines de palenque

Lundi 30 octobre. Nous allons donc de bon matin sur le site des ruines de Palenque. On se fait aborder 8000 fois pour savoir si l’on souhaite un guide, ce à quoi nous répondons non à chaque fois. Mais à la 8001ème sollicitation, une chose fantastique se passe, de celles qui n’arrivent qu’au Mexique, mais qui ne choquent plus du tout quand on en a pris l’habitude. On vous retransmets la conversation texto :

  • Bonjour Monsieur, je suis guide, je vous propose mes services bla bla bla.
  • Non merci monsieur, on va visiter nous-même. C’est gentil.
  • Ok, du coup est-ce que ça vous intéresse des champignons ? Je vends ça aussi !

Jean-Michel Guide, alias le dealer de champi de Palenque ! On continue avec le classique parking à la mexicaine qui est indiqué comme gratuit sur les panneaux, mais il y a toujours quelqu’un pour te dire « mon ami, pour 20 pesos je te la garde ». Mais c’est gratuit, c’est marqué ! « Oui mais t’inquiète je vais bien te la garder moi » !

Flo ayant déjà visité Palenque quand il était au Mexique, il connaît la bonne astuce 😉 Et comme on est des gens sympas, on vous la donne (n’oubliez pas la propina en sortant). On vous conseille vraiment de vous rendre sur le site de Palenque dès l’ouverture (genius), il y a peu de monde et c’est très agréable et paisible de pouvoir se poser en haut d’un temple (le plus au fond) et admirer la vue sur le site. Quand les cars débarquent en milieu de matinée c’est tout de suite moins paisible. Pour nous c’est le genre de visite qu’on aime bien, le site n’est pas trop grand, il est sympa, on a quelques explications avec Jean-Michel Routard et en 2h on peut repartir satisfait.

Palenque - Pyramide 6
Palenque - Ruines
Palenque - Pyramide 7
Palenque - Pyramide 2

Voilà, c’est ainsi qu’on termine notre virée dans le Chiapas. Nous reprenons la route vers le nord pour aller profiter des fameuses plages du Yucatan. C’est pas le tout, mais on a un bronzage à soigner avant de rentrer nous !

Best of photos

Mexique - Chiapas

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Infos Pratiques

Transports

  • Vol de Guadalajara à Cancun : 1200 MXN (53€)
  • Location de voiture (Chevrolet Matiz) à l’aéroport de Cancun pour 18 jours avec Alamo : 3960 MXN (175€).

dodo

  • A Cancun : on a trouvé ce petit Airbnb à 19€ la nuit. Victor et sa copine sont très sympas, la chambre est grande avec une SDB privée et la clim, nikel. PS : 25€ de crédit Airbnb offert en vous inscrivant par ici 😉
  • A Zoh Laguna – El Viajero : 300 MXN (13€) la chambre triple avec SDB privée et clim.
  • A San Cristobal de las casas :
    • Nuik B&B : 880 MXN (39€) la chambre double avec SDB privée et PDJ (très bon). Un petit coin de paradis à l’écart de l’agitation du centre. Petit patio central super agréable pour prendre le soleil dans un hamac.
    • Hotel Fray Bartolomé : 350 MXN (15€) la chambre double avec SDB. Sommier horrible et il caille ! Pas la folie !
  • A Palenque – Kin-Ha : 630 MXN (28€) la chambre triple avec SDB privée et clilm. C’est très clean et il y a une belle piscine pour se rafraîchir. L’avantage c’est que c’est à côté des ruines. Pratique pour y être tôt le matin. Cet hôtel nous a été offert.

En réservant via ces liens, vous ne payez pas plus cher et vous nous permettez de toucher une petite commission pour que l’on puisse voyager et vous faire rire encore longtemps (mais ne le dites pas à nos mamans !)

Entrée

  • Canyon del Sumidero : 200 MXN (9€) le tour en bateau pour visiter le canyon.
  • Ruines de Palenque : 32 MXN (1,5€) de de taxes + 70 MXN (3€) d’entrée.

food

  • A Cancun – Mercado 28 : petit marché pour venir prendre son PDJ ou manger local. On recommande !
  • A San Cristobal de las casas – Tacos Morelia : 8 pesos le taco, une tuerie !

Prix par personne (sauf pour le logement qui est toujours pour une chambre double… tant que l’on sera en bons termes !)

 

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4 Commentaires

  • Répondre
    Anne Guégaden
    10 mai 2018 at 14 h 39 min

    Bonjour,
    Je suis également passé par là, c’était en 2007. Exactement les mêmes impressions concernant les routes rectilignes sans paysage à travers la jungle et les fameux topes où sur l’un d’eux on a raclé le dessous de la voiture et faussé la direction, oups ! Le canon del Sumidero est-il toujours aussi sale et plein de détritus ? En 2007, il y avait seulement 2 crocodiles ! Et le magnifique site de Palenque où je n’ai jamais eu aussi chaud et où littéralement je dégoulinais. Nous aussi, on a eu droit à l’arnaque à la pompe à essence, mon mari a bien râlé et rouspété mais avec 4 mexicains autour dont 1 armé d’une machette… nous avons juste pu prévenir 1 italien à la sortie de la station.
    Bisous et kénavo !

    • Répondre
      Les Gros Sacs
      11 mai 2018 at 8 h 05 min

      Pour le canyon, ça allait, il y a une période spécifique où tout est très sale mais c’est lorsqu’il pleut beaucoup, tous les détritus de la rue descendent petit à petit avec l’eau jusque dans le canyon :/ Seulement 2 crocodiles ??? Ils ont bien bossé entre temps ! On confirme pour Palenque, le taux d’humidité est impressionnant ! Ah oui avec la machette on a tout de suite plus envie de se faire arnaquer ! Bises Anne !

  • Répondre
    aFabulousTrip
    15 mai 2018 at 15 h 45 min

    Hey bien dis donc que d’aventures et de retournement de situations ! Mais au moins tout est bien qui finit bien 😉

    • Répondre
      Les Gros Sacs
      16 mai 2018 at 8 h 01 min

      Yes, on s’en sort bien cette fois !

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